JELDA signifie « peau » en dialecte tunisien. La peau comme une frontière vivante entre l’individu et le collectif, un territoire où émergent des chemins secrets.Dans cette création-vidéo en cours, les interprètes sont dans une exploration profonde du corps humain comme lieu de mémoire, de lutte et d’identité. À travers la danse et le théâtre physique, j’explore le concept complexe du « corps-territoire », soulignant comment nos corps façonnent et reflètent à la fois notre existence personnelle et collective.

Le corps est bien plus qu’un simple vaisseau physique. C’est une carte vivante, révélant nos expériences et les influences de notre environnement socioculturel. Chaque mouvement, chaque geste raconte une histoire de résistance et de résilience, gravée dans notre héritage génétique et transmise de génération en génération.
Nous souhaitons ouvrir un dialogue sur l’identité, en mettant l’accent sur l’identité Africaine, façonnée par des histoires politiques complexes. L’exploration révèle les dynamiques liées au genre, à la race, aux impositions coloniales et à la quête de liberté. Sur scène, les interprètes utilisent leurs corps comme des instruments de lutte et de transformation, incarnant puissance et égalité.
Les premières recherches chorégraphiques débutent en 2024 grâce au soutien de la Fondation Kamel Lazaar et à l’accompagnement du programme “MASSARI” mené par AL BADIL, sous la direction de Selim Ben Safia
Les danseurs explorent la tension entre le familier et l’étranger, jouant avec les limites de l’individualité et du collectif. Dans une dynamique à la fois intime et provocante, la pièce questionne l’appartenance, la migration et les frontières, qu’elles soient physiques ou mentales, que chacun de nous tente de franchir.
